Mon séjour dans un écovillage écossais

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Les Écossais sont un peuple fier, et avec raison! Leur pays et ses paysages sauvages véhiculent un folklore unique et romantique qui attire un grand nombre de touristes à l’année longue. Le côté mystique de l’Écosse est reflété à travers l’écovillage Findhorn, une communauté spirituelle de la région de Moray où j’ai séjourné pendant 28 jours. Voici un retour sur mon expérience édifiante auprès des as du jardinage et de l’holisme de Findhorn.

Petit historique de l’écovillage Findhorn

Avant de vous raconter mon séjour à Findhorn, vaut mieux vous présenter une synthèse de l’histoire de cette communauté. En 1962, Peter et Eileen Caddy ont voyagé en caravanes à la baie de Findhorn, dans la région de Moray, au nord de l’Écosse, avec leur amie Dorothy Maclean. À l’époque, le village de Findhorn était un désert pratiquement inhabité de plages rocheuses et de terres peu fertiles. Quoi qu’il en soit, les amis s’adonnent au jardinage afin de réduire leurs dépenses de voyage, conseillés par ce qu’ils appellent “les Esprits de la nature”.

À la grande surprise des résidants, puis des journaux européens, leur jardin s’avère très abondant et cultive un chou géant d’environ 19 kilos! Le lieu gagne alors une réputation mondiale, et le trio fonde une communauté spirituelle et écologique sur place. Autour des caravanes et du jardin ont été érigés des pavillons d’hébergement, une cantine, un bureau et une boutique. Aujourd’hui, l’écovillage de Findhorn accueille des pèlerins de tous les coins du monde et propose une grande variété d’activités et d’enseignements holistiques et écologiques, en plus d’héberger des habitants permanents dans des mobile-homes et plus de 100 maisons à faible impact environnemental.

Paradis pour l’esprit

28 jours, ça peut sembler court, mais mon séjour au sein de la communauté de Findhorn a éveillé en moi une vaste palette d’émotions. J’ai tout d’abord été frappé par l’innovation derrière le village, dont les pionniers ont élaboré une monnaie libre, un système de traitement des eaux usées et un parc éolien. À l’écovillage Findhorn, une grande importance est accordée au partage et à la confiance. Les portes de chambres ne se barrent pas et les pièces d’art en vente dans les espaces communs ne sont pas protégés. Une approche audacieuse, mais plutôt libératrice après coup!

Un tas d’activités sont offertes pour agrémenter nos journées et faire de notre séjour un exercice d’épanouissement personnel. Par exemple, lors de ma première journée à l’écovillage, j’ai participé à une matinée dansante, concept qui m’intimidait initialement, mais qui s’est avéré très plaisant. Dans un groupe très enthousiaste, j’ai dansé des chorégraphies traditionnelles d’origines variées. L’ambiance était plus décontractée que je le croyais, et l’objectif rassembleur de cette activité simple et joyeuse a définitivement été atteint. Ce fut un moment de partage presque surréel.

Ensuite, quatre jours par semaine, j’étais convié à travailler dans la cuisine communautaire, tâche que j’ai pigée au hasard alors que certains camarades oeuvraient plutôt dans le jardin. Le but principal de ces postes est de nous introduire à l’idée de “Love In Action” des fondateurs de l’écovillage, qui signifie, en bref, que chaque geste peut devenir important lorsqu’on y applique notre amour et nos intentions spirituelles. Personnellement, j’ai apprécié le sentiment de responsabilité que mon poste m’a procuré, élément que l’on retrouve trop rarement en vacances selon moi.

D’autres activités plus instructives, comme les cours de méditation ou les sessions d’initiation au développement durable, m’ont permis d’approfondir ma connaissance de moi-même. Au cours de mes voyages précédents, j’avais beaucoup associé mon état d’esprit à mon corps physique et la notion d’intérieur. Grâce à la communauté spirituelle de Findhorn et ses enseignements sur la biosphère, j’ai réalisé que mon harmonie personnelle était liée à tous les éléments de la réalité, concrets ou non. Autrement dit, l’univers est formé de connections illimitées, et nous devons cultiver notre contact au monde extérieur et à tous les fragments dispersés de notre identité.

J’aurais tant d’autre anecdotes et de leçons à vous raconter sur Findhorn, mais, en somme, c’est un endroit où il fait bon de vivre et partager avec des personnes intéressantes de provenances variées, toutes aspirant à un certain ressourcement spirituel. L’Écosse a énormément de choses à offrir, mais pourquoi pas encourager une initiative éco-sympathique si vous prévoyez un voyage dans le coin?

Sur ce, je vous invite à me parler de votre relation avec le travail. Prenez-vous le temps d’investir vos meilleures intentions dans tout ce que vous entreprenez? Certes, ce n’est pas simple, mais vous serez surpris par les avantages individuels d’une attitude bienfaisante.

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