Comment combattre le blues du retour?

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Chaque été depuis mon arrivée au Québec, mon emploi d’enseignant me permet de partir en voyage pendant quelques semaines, voire plusieurs mois. Le départ et le séjour lui-même présentent certainement leur part de défis, mais la plus grande difficulté, pour moi et la plupart des voyageurs, consiste à réintégrer son quotidien et “revenir à la réalité”. Évidemment, ce sentiment est parfaitement normal et ultra commun, mais sachez qu’il existe plusieurs façons de combattre ce blues du retour. Je vous présente ici mes meilleures astuces pour survivre à un retour de voyage.

Anticipez votre retour

Bon, ce n’est peut-être pas l’astuce la plus excitante ni la plus innovatrice, j’en suis sûr, mais comme le dit le vieil adage, vaut mieux prévenir que guérir! En vous préparant au retour avant même de partir, vous vous éviterez une bonne portion de stress. Je vous encourage donc à faire certaines tâches ennuyeuses avant de partir pour ne pas être enterré par les courses et les responsabilités au retour. Il peut s’agir de choses simples comme de compléter toute sa lessive et sa vaisselle avant de quitter, ou encore de regarnir sa pharmacie ou son armoire de produits non-périssables à l’avance. Le fait de vous préparer ainsi vous permettra d’être plus libre de faire des choses agréables à votre retour.

Un truc un peu plus difficile à appliquer: tentez de mettre un peu d’argent de côté! Le syndrome post-voyage est souvent accentué par un sentiment de dénuement financier et donc une période d’austérité forcée. En réservant même un petit montant à votre réintégration au quotidien, vous vous assurerez une attitude un peu moins tendue une fois chez vous. Si vous revenez d’un voyage à long terme, vous aurez aussi intérêt à anticiper d’autres questions d’ordre matériel, à savoir où vous habiterez ou quel emploi vous occuperez. Vous pourriez même commencer les recherches pendant votre temps mort à l’aéroport!

Évitez de vous isoler

Au retour d’un voyage, il faut profiter de tous ses moments libres pour retrouver sa famille, ses amis, les personnes qui nous rendent heureux et qu’on a envie de serrer dans nos bras après une longue période d’absence. On aime leur raconter notre voyage en n’omettant aucun détail, mais il ne faut parfois qu’une seule soirée ou une semaine avant d’avoir “fait le tour”, puis tout le monde reprend le courant de sa vie alors qu’on reste sur notre nuage. Pourtant, c’est si important d’avoir une personne à qui se confier. Post-voyage, on pense différemment et on vit toutes sortes de changements, tant sur le plan des priorités que des habitudes sociales. Bref, on a beaucoup d’émotions à partager.

Les personnes les plus aptes à comprendre ce que l’on ressent sont les autres globe-trotters. Nous sommes souvent tourmentés par les mêmes doutes et les mêmes sentiments nostalgiques, le même désir de tout larguer et repartir en cavale. C’est pourquoi je vous encourage à chercher des groupes de voyage sur les réseaux sociaux, des festivals à thématique globe-trotting ou des rendez-vous ludiques hebdomadaires ou mensuels entre nomades. Petite plogue pour mes lecteurs français: beaucoup d’amis m’ont chaudement recommandé les évènements de l’Association Aventure du bout du monde.

Trouvez de nouveaux projets

L’un des proverbes les plus mémorables que l’on m’a appris en voyage est le suivant: “L’inconnu est le meilleur ami de l’esprit.” Nous profitons généralement de nos expériences à l’étranger pour se lancer dans le vide et essayer de nouvelles activités, mais pourquoi pas en ajouter une à notre quotidien? Le retour chez soi n’a pas besoin de signifier la reprise d’une routine monotone. C’est en fait le moment idéal pour nous adonner à un nouveau passe-temps, peut-être inspiré par notre dernier voyage. Par exemple, après ma retraite de méditation en Inde, j’ai commencé à suivre des cours de yoga-relaxation deux fois par semaine. Si vous avez voyagé au bord de la mer, vous pourriez prolonger le plaisir en vous abonnant à votre piscine municipale!

Je trouve aussi que je réserve davantage de temps à la lecture lorsque je suis ailleurs, mais j’ai compris après quelques voyages que mon quotidien se prêtait tout aussi bien à cette activité. Le temps passé dans le métro ou les salles d’attente, les repas en solo et l’avant-sommeil sont entre autres d’excellents moments pour plonger dans un livre ou un magazine. Un simple ajout comme une pause-lecture ou une demi-heure de marche à tous les midis vous aidera à chasser l’ennui, c’est garanti!

Écoutez de la musique et des films motivants

Je suis d’avis que la musique est le meilleur moyen de rehausser ou d’atténuer certaines émotions, comme je l’ai déjà mentionné dans mon billet sur ma Playlist de détente, alors je vous encourage à choisir judicieusement la musique que vous écoutez pendant les semaines qui suivent votre retour à la maison. Une chanson mélancolique peut avoir un effet négatif sur votre motivation et votre désir d’entreprendre des tâches mondaines. Ajoutez plutôt des chansons légères et entraînantes à la trame sonore de vos activités de tous les jours. Vous serez surpris par l’impact positif qu’aura l’écoute d’un tube de Mika pendant votre douche matinale!

Les films peuvent aussi agir comme puissants moteurs de motivation. Après une journée extra lourde, tournez-vous vers le cinéma feel-good pour vous remonter le moral et vous rappeler que le monde regorge d’histoires merveilleuses! Deux de mes préférés? Vacances sur ordonnance et Rock Academy. Je n’ai aucune gêne à l’admettre!

Je crois que l’élément capital de ces conseils est qu’il faut assumer le rôle d’architecte de sa propre vie. Si vous bâtissez votre quotidien sur des fondements qui vous plaisent, le retour à la routine peut faire du bien! Et, bien sûr, il n’est jamais trop tôt pour commencer à planifier votre prochain voyage…

Avez-vous déjà vécu le blues du retour? Quels sont vos trucs pour le surmonter? Laissez-moi savoir!

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