Mon trek dans le désert marocain

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Vous avez toujours rêvé de jumeler épreuve physique, dépaysement total et découverte de soi? Les richesses naturelles et culturelles de la Vallée du Drâa auront tout pour vous plaire. Je vous raconte brièvement mon séjour de randonnée au Maroc, où j’ai marché dans le désert au rythme des dromadaires, en longeant le plus long fleuve du pays.

Un dromadaire, compagnon idéal pour un trek dans le désert marocain

Pourquoi faire une randonnée dans le désert?

 

Beaucoup de raisons m’ont poussé à planifier un trek dans le désert marocain il y a trois ans. Tout d’abord, j’appréciais de plus en plus l’activité physique et ses bienfaits, mais je ne m’étais toujours pas entraîné en vue d’une épreuve ou d’un objectif particulier. L’exercice de ma discipline, au moins en ce qui concerne l’entraînement sportif, a donc été un tout nouveau défi pour moi. Je n’avais pas toujours envie de sortir courir le matin pour améliorer ma santé cardiovasculaire ou encore de me rendre en montagne pour mes randonnées préparatoires (l’idée est de simuler l’activité pour laquelle on s’entraîne selon le concept de spécificité). Ces étapes m’ont toutefois permis de me rapprocher de mon corps et, bien sûr, d’être plus apte physiquement au cours de mon vrai trek.

 

Les avantages du voyages lui-même sont innombrables. Un séjour dans le désert permet de connaître des conditions de vie non conventionnelles et d’entreprendre une quête de soi en communion avec la nature. Le désert, avec sa simplicité matérielle et son côté grandiose, est l’endroit idéal pour l’exploration individuelle, puisqu’on est forcés à contempler le moment présent et pratiquement laissés face à soi-même en écoutant le silence entre les dunes. Comme le raconte le fameux adage, “celui qui connaît le désert ne sera plus jamais le même.”

Idylle au long du Drâa

Mon séjour de randonnée au Maroc a commencé après une journée libre à Marrakech, ville emplie de vivacité et de poésie. J’aurais voulu y rester plus longtemps, mais l’appel du désert était fort, et mon itinéraire était bien établi. Avec une caravane camelière de huit personnes et deux guides sahariens, j’ai entamé la route du Tichka vers Ouarzazate, puis passé par les villages ‘étape’ d’Agdz et Zagora. Ces villages berbères de la Vallée du Drâa sont marqués par une architecture singulière qui rappelle à l’occasion des châteaux de sable.

Certaines dunes de la région atteignent jusqu’à 300m, ce qui représente un grand effort physique, mais heureusement tout le monde a réussi à suivre le rythme des dromadaires qui portaient nos bagages et notre matériel. Ces successions de gorges et de dépressions, avec les rivières souterraines provenant du massif de l’Atlas, créent les oasis de la Vallée du Drâa, qui est aussi caractérisée par son combo de palmeraies verdoyantes et de décors minéraux. La mosaïque d’environnements, accompagnée d’un silence inouï, m’a donné l’impression renversante de redécouvrir mes sens. Ces marches ont constitué pour moi une très haute forme de méditation.

À la fin de chacune des six journées de ce trek dans le désert marocain, nous nous choisissions un emplacement pour installer nos bivouacs avant de regarder le coucher du soleil sur la crête des dunes et de préparer notre repas, souvent une délicieuse tajine. J’ai du mal à décrire la richesse spirituelle des moments suivants. Je dirai simplement que les soirées passées à discuter entre voyageurs et guides sous les constellations ou encore à apprécier la quiétude absolue m’ont fait sentir la magie du désert.

Après l’effort, le réconfort

Au bout de ce circuit de six jours plus enrichissant qu’exténuant, on nous a reconduit à Marrakech en camion, et j’ai eu le temps de réfléchir à toutes les découvertes que j’avais eu la chance de faire. Le désert est une initiation à un mode de vie qui nous est complètement étranger, défini à la fois par le dénuement complet et la richesse naturelle. Jamais en si peu de temps je n’avais pu observer une telle diversité de paysages, en passant par le vert, l’indigo et l’ocre chatoyant.

J’ai aussi été choyé de partager mon expérience avec un groupe de voyageurs motivés et ouverts d’esprits, ainsi que des guides patients, sympathiques et érudits en matière de vie désertique. Je recommanderais un séjour de randonnée au Maroc à n’importe qui, et je souhaite même récidiver dans les années à suivre pour explorer une différente région.

Maintenant, dites-moi, quelles sont vos destinations de trekking préférées? Croyez-vous que le désert marocain vous plairait?

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